poèmes d’été (Chine) – florilège

> chant de l’été:

la pluie a lavé l’herbe et le sentier
les sabots du cheval ne soulèvent pas de poussière
quand pourra t on finir le labour?

chanvres et muriers reflètent l’éclat du soleil chaud
le vent emporte le parfum grisant d’armoise
le préfet vit heureux à la campagne

su shi (1037-1101) > sans mauvais jeux de mots s’il vous plait…

> seul devant la coupe sous la lune estivale

qui dit que cet été est caniculaire?
cette nuit me parait exceptionnellement fraiche
sous le vent venu des bambous je me croirais déjà au neuvième mois
au clair de lune le ruisseau est aussi éclatant qu’en plein jour
le ciel est parcimonieux de nous accorder un tel temps
seul je m’offre un gobelet de vin
demain matin le soleil dardera son feu sur mon ombrelle
il est toujours préférable de le prévoir

yang wanli (1127-1206)

> une journée d’été dans la montagne

las d’agiter mon éventail à plumes blanches
tout nu dans les arbres verdoyants
j’enlève mon foulard et l’accroche à un rocher
le vent circulant entre les pins rafraichit mon crane découvert

li bai (701-762)

> journée d’été

la campagne rustique est le meilleur coin pour fuir la canicule
un chapeau de paille et une natte en bambou font merveille
de retour, la fraicheur donne envie de pecher à al ligne
aprés la pluie, la liane luxuriante exhale un parfum enivrant

lu guimeng (IX° siècle)

> une nuit d’été à  la recherche de la fraicheur

dans cette nuit la chaleur est aussi accablante que celle de midi
j’ouvre la porte et viens au clair de lune
du fond des bambous prfonds et des arbres touffus me parviennet les grésillements des insectes
par moments je sens une légère fraicheur qui n’est pourtant pas le vent

yang wanli (1127-1206)

> sur l’étang

une petite fille rame dans sa minuscule barque
revenant de sa cueillette en cachette des lotus blancs
comment pourrait elle dissimuler ses traces?
son ambarcationlaisse derrière elle un sillage
entre les lentilles d’eau

bai juyi (772-846)

> tempête d’été

poussé par le vent vigoureux l’orage s’abat sur la haute citadelle
sous le poids des nuages, des coups de tonnerre tambourinent sur la terre
l’averse apaisée, on ne sait plus où est el dragon
seules des milliers de grenouilles coassent dans l’étang vert

lui ji (XV° siècle)

> en été dans un chalet de montagne

pendant les longues journées d’été
dans l’ombre épaisse des arbres
un étang reflète mon chalet
avec son balcon
le rideau vert frissonne au moindre vent
les roses grimpant sur la balustrade
répandent leur parfum dans toute la cour

gao pian (821-887)

> l’amoureuse d’un inconnu

j’habite en amont du Grand Fleuve
et toi, en aval
sans un jour où je ne pense à toi
mais je ne te vois jamais
bien que nous buvions dnas le meme cours d’eau

quand ce fleuve pourra t il s’arreter de couler?
comment ma tristesse arrivera t elle à s’apaiser?
pourvu que ton coeur batte à l’unisson du mien
je resterai fidèle à mon amour pour toi

li zhiyi (XI° siècle)

> au bord d’un ruisseau

devant une petite chaumière
les herbes vertes bruissent
au bord d’un ruisseau
des voix grisées fredonnetn
avec l’accent du Sud
un couple aux cheveux grisonnants chante

leur fils ainé sarcle le soja
a l’Est du cours d’eau
leur second tisse une cage à poules
leur dernier, couché couché par terre au bord de l’eau
s’amuse à égréné les lotus

xin qiji (1140-1207)

> dans un rêve d’été

brumeux, le snuages matinaux moutonnent jusqu’aux cieux
milles étoiles dansent sur la voie lactée
il me smeble retourner au palais céleste
j’entend lempereur du Ciel me demander avec gentillesse
quel pavillon je choisis pour résidence

je réponds que le voayge est long
que le soleil va se coucher bientot
j’ai fait des vers fabuleux
comme le rock vole dix milles lieues
d’un seul battement d’ailes
ô! vent, n’arretes pas!
pousse bien ma barque à voile
jusqu’aux iles des Immortels

li qingzhao (1084-1151)

> début de l’été

les bambous dansent gracieusement
lerus ombres troublent ma fenetre solitaire
les oiseaux estivaux chantent deux à deux au soleil couchat
les fleurs de pommier sauvages perdent déjà leur fraicheur
les saules voient s’envoler leurs chansons au vent
les jours commencent à s’allonger
et le temps lui à diminuer

zhu shuzhen (XII° siècle)

> cueillette des lotus

le soleil couchant décline dans le fleuve limpide
les filles gracieuses chantent d’une voie mélodieuse
dès leur jeune age elles sont habiles à cueillir des lotus
à quinze ans elles jouent déjà avec les vagues

liu fangping (VIII° siècle)

> poème et journée d’été

toute la journée, ma porte en branchages
reste fermée au pied de la montagne
ombragé par les sophoras, le vieux puits est
envahit par la mousse
un nouveau poème psalmodié, je reste sans rien faire
je tire le lit en rotin pour faire une sieste

lu you (1125-1210)

> en été sur la montagne de la cigogne

le vent des cieux me pousse au sommet
chargé de roses, le souffle offre  la fraicheur au sixieme mois
j’emprunte les deux cigognes blanches au vieux moine
qui m’emportent sur leur dos au fond des nuages d’azur

dai shulun (732-789)

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